
CHANSON POETIQUE - Une fois de plus, Jehan consacre un tour de chant aux textes et à la poésie de Bernard Dimey. Mais surprise, ce nouveau répertoire, que l'on peut retrouver sur son dernier album, est construit autour de ritournelles qui racontent des histoires de fesses. Chansons mises en musique par Charles Aznavour...
Nouvel album pour JeHaN et nouvelle occasion de retrouver cette voix grave, posée, chaude. Un disque fabriqué à l´ancienne qui permet à cet amoureux de la poésie de Bernard Dimey de démontrer une nouvelle fois qu´une chanson, c´est une bonne mélodie et une écriture au cordeau. Douze nouvelles chansons aux musiques entêtantes écrites par des quasi inconnus (Delphine Boubal, Xavier Forneret...) et des auteurs reconnus (Wolinski, Nougaro) à placer dans la tradition de la chanson à texte.
« On me demande souvent pourquoi je n´écris pas. Parce qu´il y a plein de textes qui sont magnifiques et qui restent enfermés dans des livres. Du coup, je les délivre. » — JeHaN
Voilà un bel article que j' aime à vous faire partager : cyberpresse - mardi 17 avril 2007
Dans le supplément numéro 21s d'avril-mai 2004 de « À fleur de mots » consacré au festival lyonnais l'Appeau des mots, Michel Kemper rend compte du spectacle de JeHaN le 1er mars à la salle des Rancy de Lyon :
[...] JEHAN est interprète. Et compositeur, souvent. Mais plus encore il enflamme les textes, les personnifiant de sa griffe, d'une confondante passion : « J'ai piqué à la rose la rosée de ses pleurs / J'ai distillé le monde et ses mondanités... ». On ne peut écouter JEHAN par distraction : de toutes façons il vous rattrape par l'envoûtante force de son chant, par ce qu'on devine être des déchirures (« C'est les vieux démons qui démontent son monde »), plaies béantes qui s'entrouvrent à chaque vers, que la tronche de l'artiste commente d'elle-même. JEHAN est furie modeste, force radieuse. Nous irradiés. [...]
* Merci beaucoup à Caroline pour la copie de cet article sur JeHaN et son amicale vigilance.
Jehan poursuit son parcours de funambule chanteur, sur ce fil ténu qui balance entre immense force et intime hésitation. Entre plaintes rocailleuses et murmures complices. Du haut de cet exercice d'équilibriste, il nous envoie aujourd'hui, comme un colis du paradis ou du purgatoire, son quatrième CD : L'envers de l'ange. Après "Paroles de Dimey" et Divin Dimey en 98, il s'était déjà accroché aux ailes d'Allain Leprest et de Loïc Lantoine, ses deux autres auteurs fétiches, avec Les ailes de Jehan il y a de cela deux ans. Ce nouveau scud tombé d'un ciel instable met en avant de nouveaux textes. Ceux de Delphine Boubal, jeune auteure aveyronnaise, qui se frotte à des chansons de Nougaro, de Patrick Piquet, des poètes du XIXe Jehan Rictus et Xavier Forneret, du repère Dimey et même à une lecture d'un texte de Wolinski. Côté musique, c'est l'accordéoniste Lionel Suarez qui signe avec Jehan des mélodies venues d'en haut, de là où Jehan pose son regard sur nous, drôles de terriens.
— Philippe Gagnebet
* Un grand merci à Berni pour la retranscription de cet article sur JeHaN.
Dans Le Soleil du 1er avril 2004, journal québecois, Richard Boisvert écrit :
Apparemment, on ne refait pas un artiste. C'est un crime qu'un album beau et soigné comme L'envers de l'ange ne soit pas encore distribué, ni au Québec ni en France. Jehan plaide coupable. "Je pense plus à mon prochain disque qu'à vendre celui-là."
Face à la réalité de la mise en marché, le compositeur-interprète semble afficher un détachement qui frise l'irresponsabilité. "Je n'ai jamais voulu être chanteur (lire en faire un métier). Je suis chanteur parce que j'ai toujours chanté. Je me sens merle, qui va chanter quand il a faim ou quand c'est le printemps." [...]
Haute taille, grosse voix, guitare en bois d'arbre, Jehan entretient naturellement avec la chanson un rapport très physique. Ainsi a-t-il commencé il y a une dizaine d'années à accrocher les oreilles et les regards des professionnels dans un petit théâtre de la Butte Montmartre, sur "les terres" historiques de celui qu'il chantait : Bernard Dimey. En ses copains auteurs, Leprest et Lantoine, il a ensuite su emprunter des "ailes" pour éviter le piège de l'identification et rebondir sur un opus plus personnel. Aujourd'hui, Jehan franchit un nouveau cap dans cette quête de soi avec L'envers de l'ange, pour lequel un certain Claude Nougaro n'est pas pour rien. [...]
—Daniel Pantchenko, Chorus
Dans le numéro 119 de février 2004 de « Chant'Essonne », L'envers de l'ange de JeHaN obtient le coup de cœur de Francis Panigada :
Pour nous faire entendre sa voix rocailleuse, alliant force et sensibilité, rudesse et caresse, il a choisi ses auteurs, d'abord Delphine Boubal, écriture riche, dense et profonde. [...] Beau comme une fête païenne, un disque à l'image de cet artiste, ensoleillé et vivant !
Dans le numéro 20 de mars 2004 de « À fleur de mots », Marie Bobin consacre un article à L'envers de l'ange de JeHaN :
Et pourquoi pas rêver, lorsque l'on a pour soi autant de verve, de talent, d'humour grinçant huilé par autant d'accords magiques d'un accordéon dense (Lionel Suarez), pourquoi ne pas avouer que ce disque frise en tous points la perfection, qu'il est divin de l'écouter comme on aime goûter un bon vin ? Et Jehan, quant à lui, ce serait l'ange, le géant, et tout et son contraire à la fois, ange de cœur, géant d'âme, aimant, tonitruant, bouleversant, renversant, vivant... À écouter absolument !
* Un grand merci à Caroline pour la copie de ces deux articles sur JeHaN.
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